Seuil de rentabilité et point mort
Combien faut-il vendre pour couvrir les charges de l’année ? Testez une baisse des ventes ou une hausse des achats et mesurez le temps qu’il reste pour dégager un bénéfice.
Accéder au simulateurSimulateur annuel
- Seuil de rentabilité
- 100 000,00 €
- Point mort
- Jour 244
- Résultat annuel
- 30 000,00 €
- Marge de sécurité
- 50 000,00 €
Ventes et coûts sur l’exercice
Quand utiliser cet outil ?
Situations adaptées
- Avant de signer un bail ou de recruter, vous voulez chiffrer les ventes supplémentaires nécessaires pour couvrir cette charge.
- Votre fournisseur augmente ses tarifs. Vous voulez mesurer combien de jours de vente il vous reste avant de passer en bénéfice.
Moins adapté lorsque
- Vos ventes se concentrent sur quelques mois. Utilisez la marge cumulée mois par mois pour dater le point mort.
Combien rapporte un euro de vente ?
Reprenez un exercice complet, en montants hors taxes. Classez les charges selon leur comportement dans la plage d’activité envisagée. Le loyer de l’atelier reste dû même sans commande. La matière consommée et la commission à la vente varient avec les volumes. Pour une facture d’électricité, séparez l’abonnement fixe de la consommation liée à la production.
Avec 40 € de coûts variables pour 100 € vendus, il reste 60 € pour payer la structure. Le taux de marge sur coûts variables vaut donc 60 %. Divisez les charges fixes par ce taux exprimé en décimal. Avec 60 000 € de fixes, le seuil est de 60 000 / 0,60 = 100 000 € de CA HT.
Pour une offre unique vendue 200 € avec 80 € de coût variable, chaque vente apporte 120 €. L’équilibre exige 500 ventes. Si le calcul donne une fraction, arrondissez le volume à l’unité supérieure. Avec plusieurs offres, utilisez le taux moyen pondéré par leur part dans le chiffre d’affaires.
Quand l’activité passe-t-elle en bénéfice ?
À 150 000 € de ventes annuelles régulières, le seuil de 100 000 € représente deux tiers de l’exercice. Multipliez cette fraction par 365 et arrondissez au jour supérieur. Le point mort tombe au 244ᵉ jour. Le résultat annuel atteint 30 000 € et la marge de sécurité, calculée en retranchant le seuil du CA prévu, atteint 50 000 €.
Le scénario « Ventes en recul » ramène le CA à 90 000 €. Le seuil en euros reste identique, mais il manque 10 000 € de ventes et la perte atteint 6 000 €. Dans « Achats plus chers », les coûts variables montent à 55 % du CA. À ventes inchangées, le seuil passe à environ 133 333 € et le point mort au 325ᵉ jour.
Décider d’un recrutement ou d’une remise
Un recrutement ajoute 24 000 € de charges annuelles. À 60 % de marge, il faut 40 000 € de ventes supplémentaires pour le financer. Comparez ce volume au carnet de commandes et à la capacité de livraison avant d’engager la dépense.
Pour tester une remise, recalculez aussi le taux variable. Si le prix unitaire passe de 200 € à 180 € et que le coût reste de 80 €, la marge par vente tombe de 120 € à 100 €. Avec 60 000 € de charges fixes, il faut désormais vendre 600 unités au lieu de 500.
Quand affiner le modèle
Un exercice saisonnier demande un suivi mensuel. Cumulez la marge réellement dégagée depuis le premier mois et repérez celui où elle couvre les charges fixes de l’année. Recalculez le seuil si une deuxième équipe devient nécessaire au-delà d’un certain volume ou si le mix entre produits et services change.
Le bénéfice peut arriver avant l’argent en banque. Si les clients paient à terme ou si les stocks augmentent, estimez le financement nécessaire avec le simulateur de BFR. Si la décision porte sur l’achat d’une machine, comparez son coût et ses gains sur sa durée d’utilisation avec le simulateur de ROI.